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FiMé #8

2 au 10 novembre 2012

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Comme chaque année, un thème se dégage comme un fil directeur permettant, entre autres, d’orienter le choix des films. Pour sa huitième édition, le Festival International des Musiques d’Ecran aux monstres et autres créatures présentées à l’écran. Aux premiers temps du cinéma, Georges Méliès avec ses fameux trucages, mettait en scène les Sélénites dans son célèbre Voyage dans la lune, mais aussi, et à plusieurs reprises, Méphistophélès. Quelques années plus tard, l’expressionisme allemand marquera le cinéma avec Nosferatu de Murnau, Le Golem de Wegener ou Le Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene. Quant aux Américains, ils investiront le thème, bien sûr avec The Lost World adapté de Conan Doyle et plus tard avec King Kong, Dracula ou Frankenstein... pour ne plus jamais le quitter.

A n’en pas douter, ces films sauront inspirer les musiciens qui viennent d’horizons différentes et dont certains comme NLF3, Christopher Bjurström ou C Barré sont attendus depuis plusieurs années et d’autres qui reviennent au FiMé, c’est le cas de Turzi ou Timothy Brock à la direction de l’orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon pour un événement quelques semaines plus tard, consacré à Charlie Chaplin.


Thématique 2012 : «Monstres & Cie»

Depuis 2005, le Festival International des Musiques d’Ecran explore les croisements entre musique et cinéma sur le principe du ciné-concert, soit l’accompagnement de films muets par des musiciens jouant au pied de l’écran. La plupart des films accompagnés sont bien évidemment tirés de la période qui s’étend de 1895, date de l’invention du cinématographe à la fin des années 20. En un peu plus de trente années, le langage cinématographique a quasiment été inventé dans sa totalité laissant des chefs d’oeuvre, parfois méconnus ou inconnus. C’est bien sûr un des objectifs du festival que de faire découvrir ou redécouvrir ces perles du septième art avec des musiciens qui sauront leur donner une vie et du sens à notre époque. Car l’autre ambition du festival est d’offrir des espaces de création à des compositeurs et musiciens d’aujourd’hui en leur proposant de livrer leur vision musicale des films, et de provoquer ainsi de véritables rencontres entre musiques et images.

Edito